Mis à jour le 18 juillet 2026
Le compte courant d'associé est l'un des outils de financement les plus courants — et les plus mal maîtrisés — des TPE et PME. Bien utilisé, il finance la trésorerie sans passer par la banque et peut rémunérer l'associé via des intérêts déductibles. Mal cadré, il expose à des redressements. Voici les règles et les chiffres à connaître pour 2026.
Le compte courant d'associé enregistre les sommes qu'un associé (ou dirigeant) laisse ou met à disposition de la société, en plus de son apport au capital. Concrètement, l'associé prête de l'argent à sa société : sommes avancées pour payer une dépense, rémunérations ou dividendes non prélevés, ou virement volontaire. Au bilan, c'est une dette de la société envers l'associé, remboursable en principe à tout moment (sauf convention de blocage).
La société peut verser des intérêts à l'associé en contrepartie de son avance. Ces intérêts sont déductibles du résultat de la société, mais uniquement jusqu'à un taux plafond fixé par l'administration. Ce taux correspond à la moyenne annuelle des taux effectifs moyens (TEM) pratiqués par les banques pour des prêts à taux variable aux entreprises, d'une durée initiale supérieure à deux ans.
Chiffres 2026. Pour un exercice de douze mois clos le 31 décembre 2025, le taux maximum d'intérêts déductibles ressort à 4,55 %. Pour les exercices de douze mois clos au cours de l'année 2026, le plafond se situe autour de 4,3 % (par exemple ≈ 4,33 % pour un exercice clos durant le 3e trimestre 2026), le taux exact dépendant du mois de clôture. Le taux effectif moyen du 1er trimestre 2026 a été fixé à 4,31 %.
La part d'intérêts qui dépasse ce plafond n'est pas déductible pour la société : elle est réintégrée au résultat fiscal — l'un des points classiques de contrôle à la clôture. Côté associé, les intérêts perçus sont imposés comme des revenus de capitaux mobiliers, en principe au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, comme les dividendes.
Pour que les intérêts soient déductibles, trois conditions cumulatives doivent être réunies :
Pour les intérêts versés à des associés dirigeants ou à des sociétés liées, des règles complémentaires de plafonnement peuvent s'appliquer. C'est un point à sécuriser au cas par cas.
Suivre le solde, appliquer le bon taux, produire la convention et vérifier la déductibilité au moment de la clôture demandent rigueur et mise à jour annuelle des barèmes. Chez ExpertComptable.ai, le compte courant d'associé est suivi dans le dossier, les intérêts sont plafonnés au taux en vigueur et la déductibilité est contrôlée par le cabinet inscrit qui supervise vos comptes. Voir les tarifs ou tester le simulateur.
Les taux cités sont publiés au Journal officiel et varient selon la date de clôture de l'exercice ; ils doivent être vérifiés pour chaque société. Cet article ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé.